La bibliothèque Jacques Doucet ouvre ses recueils à tous avec Mnesys

Administrée par la Chancellerie des Universités de Paris, la Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet (BLJD) est issue de la collection du couturier et mécène Jacques Doucet, qui durant treize années, a collecté les manuscrits et écrits privés des plus grands écrivains de la littérature française contemporaine (Apollinaire, Aragon, André Malraux, Mallarmé …). En 2015, la Bibliothèque fait appel à Naoned pour la mise en place d’un portail de valorisation, permettant à tous d’accéder à son patrimoine. Candice Nivette, webmaster à la BLJD, nous présente ce portail.

 

Pouvez-vous me présenter la bibliothèque Jacques Doucet ? Quels sont vos fonds ?

La bibliothèque Jacques Doucet est une bibliothèque patrimoniale et de recherche. Elle est née suite à un leg de Jacques Doucet, grand couturier et collectionneur qui possédait des manuscrits de la modernité en littérature. De son vivant, il a employé André Breton, Louis Aragon ou encore André Suarez pour établir un réseau d’écrivain prometteur ou déjà connus, ce qui lui a permis de rassembler de nombreux manuscrits, des correspondances, ainsi que des oeuvres d’art.

A sa mort, en 1920, il a légué l’ensemble de ses collections à l’Université de Paris, ouverte en 1932. Depuis, des conservateurs se sont enchaînés et ont enrichi au fur et à mesure les collections. Aujourd’hui, la bibliothèque reçoit toujours des dons, que ce soit d’ayants droits ou d’écrivains eux mêmes qui nous donnent leurs manuscrits. Nous menons également une politique d’acquisition, nous nous positionnons sur les ventes de manuscrits d’auteurs tels que Desnos par exemple.

 

Que retrouve t-on dans votre portail de valorisation ?

Notre portail, c’est la fenêtre que nous avons voulu donner sur Internet, la porte d’entrée principale vers la Bibliothèque Jacques Doucet.

Nous avons la bibliothèque numérique gérée par Mnesys, ainsi qu’un lien vers une autre bibliothèque en ligne du nom de “LivrEsC, créee par un laboratoire de recherche. Nous avons fourni les fonds de livres d’artistes et un laboratoire de recherche a conduit ce projet, ce qui a donné lieu à une bibliothèque numérique, qui n’est pas gérée par Mnesys.

 

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La bibliothèque numérique Mnesys

 

Ensuite, un onglet catalogue renvoit à nos catalogues en ligne, gérés par Calameset Sudoc. Quand vous arrivez sur le portail, vous avez une page classique de présentation de nos collections, avec l’historique de la bibliothèque, ainsi qu’un grand tableau avec des liens vers Calames. Nous tenons également un blog d’actualité que nous alimentons assez régulièrement, avec les événements et expositions auxquelles nous participons.

Nous avons une page très fournie d’informations pratiques avec les horaires, les contacts ainsi qu’un onglet “La BLJD hors les murs” qui nous permet de communiquer sur les expositions auxquelles nous participons et ainsi donner un aperçu sur ce que l’on a prêté. Par exemple, nous avons fait un prêt au MoMa à New york : nous essayons donc de communiquer le plus largement possible dessus. La prochaine étape : un onglet “expositions virtuelles”, en cours de développement par Naoned !

 

Les expositions "hors les murs" de la BLJD

Les expositions « hors les murs » de la BLJD

Qui consulte votre portail ? Est ce exclusivement des chercheurs ?

Nous avons voulu que le portail soit accessible à la fois au grand public et aux chercheurs. Nous avons essayé de faire un entre deux, ce qui n’est pas forcément évident : nous souhaitions  faire quelque chose de pratique pour les chercheurs, mais qui invite à se balader dans la bibliothèque numérique pour le grand public. Nous avons réussi à trouver un bon compromis.

Quelles sont les expositions virtuelles prévues sur votre portail ?

La première exposition portera sur la collection sculptée de la bibliothèque. Nous avons reçu beaucoup de dons, d’écrivains qui nous ont légué la totalité de leur bureaux, dans lesquels on retrouve des bustes, des sculptures, des tableaux, des médailles… Nous avons donc créé une exposition virtuelle en collaboration avec une historienne de l’art, sur une partie de cette collection qui est très méconnue.

Ensuite, nous allons également proposer d’autres expositions, mais plutôt dirigées vers un fond, en faisant des focus sur un auteur, un éditeur en particulier.

Quelles sont les autres évolutions prévues pour votre portail ?

Nous allons être moissonné par la BNF, ainsi que par Isidore, ce qui nous assurera une visibilité beaucoup plus large. Notre objectif est d’enrichir au fur et à mesure la bibliothèque numérique, en fonction de la numérisation, afin qu’elle ne reste pas figée. Nous souhaitons la rendre visible au maximum : comme nous sommes un tout petit établissement, nous avons tout intérêt à communiquer  le plus possible. Déjà, on peut voir dans les statistiques Google Analytics que nous avons pas mal d’étrangers qui consultent le portail, une tendance qui se confirme en salle de lecture : nous avons beaucoup de chercheurs américains qui consultent les fonds sur place durant l’été. Le portail dépasse les frontières !

Nous essayons également de présenter le portail aux personnes qui viennent sur place, de leur montrer en direct sur nos postes que c’est accessible en extérieur.

En savoir plus sur Mnesys Bibliothèque

Emma Moulin

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